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02/02/2009

Femme: le sexe dans le cerveau

Le site internet Carevox fait le point de manière intéressante en matière de séxualité féminine sur les dernières découvertes. Voici les principaux extraits:

L’organe central de la sexualité féminine c’est... le cerveau. « C’est pour cette raison qu’on observe tant de différences entre les femmes, explique Francesco Bianchi-Demicheli, responsable de la consultation de gynécologie psychosomatique et sexologie de l’Hôpital universitaire de Genève. Les mêmes stimulations peuvent engendrer des réponses très variables d’une femme à l’autre, mais aussi chez la même, d’un jour, d’une heure à l’autre, selon son état d’esprit, son humeur, son cycle hormonal. »

« L’émergence du désir sexuel dans le cerveau est quasi instantanée, plus rapide qu’un clin d’oeil ».

Simultanément à la voie instinctive, l’autre voie mobilisée dans l’émergence du désir sexuel est cognitive. C’est elle qui fait toute la différence entre avoir envie de quelqu’un et avoir envie d’un gâteau au chocolat... Le désir active des zones cérébrales cognitives supérieures. « Les études en neuro-imagerie montrent que ce réseau cortical complexe est sollicité, explique Francesco Bianchi-Demicheli. Ces zones sont impliquées dans l’estime de soi, la représentation mentale de soi en fonction des expériences personnelles passées et présentes et la capacité à intégrer l’autre en soi. » Et plus l’amour s’en mêle, plus le désir féminin devient cognitif !

Ces activations de toutes sortes ont pour effet final d’exciter électriquement les neurones du cortex pour parvenir à l’orgasme, ce pic du plaisir sexuel souvent comparé à une crise d’épilepsie partielle entraînant, pendant quelques secondes, la perte totale du contrôle de soi. Ce phénomène est caractérisé par 3 à 15 contractions involontaires du tiers externe du vagin et de fortes contractions de l’utérus et des sphincters externes et internes de l’anus. Ce phénomène est suivi par l’émission d’ocytocine (attachement, confiance) et d’endorphines (délassement). (Sources: carevox )


En examinant 30 femmes par échographie, le docteur Jannini a décelé une différence entre les « orgasmiques » vaginales et les autres : le tissu entre le vagin et l’urètre est nettement plus fin dans le premier groupe.

 

A prendre avec précaution, comme tout le reste, mais voilà encore un domaine où les avis sont très tranchés, avec celles qui nient absolument qu’il y ait d’autre jouissance que clitoridienne, voulant gommer toute différence avec la jouissance phallique. Dolto, elle, croyait à une jouissance liée à la fécondation ! Elle voulait peut-être exprimer par là le sentiment cosmique de participation à la chaîne de la vie ? En tout cas, jusqu’à maintenant, l’existence même du point G était très contestée, comme beaucoup d’autres choses qu’internet a heureusement rendu publiques. Il est toujours difficile de faire la part entre la nécessaire lutte contre les préjugés et le simple déni de réalité, on le voit en tout domaine (que ce soit le climat, la politique, etc.).

Il est certain que de gros efforts sont faits aussi pour dénier le caractère biologique de la sexualité et de l’amour car des hommes ne se conduisent pas comme des bêtes et ne se réduisent pas à leurs instincts animaux mais on ne peut se cacher malgré tout la part biologique qui reste immense dans les rapports sexuels, même s’ils restent des rapports humains, bien sûr, où la régression animale fait partie du jeu du désir et de la confiance mutuelle. (Sources: carevox )

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