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02/03/2009

Ménopause chirurgicale: patch pour retrouver le désir sexuel critiqué

Un patch à la testostérone commercialisé en Europe pour contrer les baisses de désir sexuel chez les femmes ménopausées en raison d'une intervention chirurgicale, pourrait n'avoir que des effets modestes, alors que son "innocuité à long terme n'est pas prouvée", selon le journal spécialisé Drug and Therapeutics Bulletin (DTB).
Prenant aussi en compte ses effets secondaires indésirables, la revue estime au final "ne pas pouvoir recommander" son usage.
Les essais clé sur les tests à la testostérone ont inclus des groupes très sélectionnés de femmes, excluant par exemple celles souffrants de problèmes divers, mentaux ou physiques, qui auraient pu affecter leur sexualité, reproche le DTB. Et dans quelques essais le diagnostic de troubles du désir féminin a été fait sur la base de questionnaires non validés, ajoute cette revue britannique.


L'Intrinsa de Procter et Gamble Pharmaceuticals traite les baisses de désir sexuel chez les femmes ménopausées avant 60 ans à la suite de l'ablation de l'utérus et des deux ovaires et non à celles ménopausées naturellement.
Intrinsa a reçu l'autorisation de commercialisation dans l'Union Européenne à l'été 2006, un feu vert rejeté deux ans auparavant par l'autorité américaine (FDA). Il est disponible sur ordonnance depuis février 2007 en France, premier pays où il a été lancé.
Il s'agit d'un patch transparent qui se colle sur l'abdomen, sous la taille (55 euros par mois). Il est associé à un traitement à base d'oestrogènes.
La ménopause chirurgicale concernerait des milliers de femmes, dont toutes ne souffrent pas de baisse de désir.
Les effets secondaires les plus communs sont cutanés (démangeaisons, rougeurs modérées) aux points d'application des timbres, note la revue.
Parmi les effets gênants courants, qui toucheraient entre une femme traitée sur dix et une sur cent, le DTB cite l'acné, des modifications de la pilosité (excès de poils ou perte de cheveux), de la voix, des gains de poids, de l'insomnie, dont quelques uns pourraient persister d'après la revue. (AFP)

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