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30/03/2009

L'abécédaire santé et sexualité

Inutile, après une opération ou une maladie, de réduire son activité sexuelle car elle favorise l'équilibre physique et psychique. L'âge n'est pas non plus un frein.

Les petits problèmes liés à la ménopause ne sont pas non plus incontournables. Les conjoints doivent savoir qu'une carence en œstrogènes peut entraîner une sécheresse vaginale, rendant les rapports douloureux (et augmentant au passage la vulnérabilité aux cystites). L'utilisation d'un gel lubrifiant ou d'un traitement hormonal local (crème ou ovules) permet de résoudre ce problème… Tout comme prolonger les préliminaires amoureux !  Les bouffées de chaleur peuvent aussi jouer sur le désir : parlez-en à votre médecin, qui pourra vous prescrire un traitement. Certaines femmes sont soulagées par des produits à base de soja.  (Source: Aude Allaire et Agnès Duperrin sur notrertemps.com )


• Arthrose
Stopper les relations amoureuses est une fausse bonne idée : le corps libère pendant l'amour des endorphines, hormones de bien-être, qui atténuent les douleurs ! Certaines positions épargnent les articulations douloureuses, qui peuvent aussi être soulagées par des antalgiques.


• Cancer du sein
Le traumatisme psychique et physique constitue souvent un frein au plaisir, et chez le conjoint une peur de blesser. Les traitements (chimiothérapie et hormonothérapie) ont également un impact sur la libido et la sécheresse vaginale. Une aide psychologique est souvent utile pour se réapproprier sa nouvelle image corporelle.


Voici quelques exemples:


• Cholestérol
Les médicaments contre l'excès de cholestérol ont un effet néfaste sur la sexualité. À savoir : une alimentation équilibrée et un exercice physique régulier suffisent souvent pour retrouver un taux stable, évitant le traitement médicamenteux.


• Dépression
La maladie en elle-même diminue le désir, et les antidépresseurs ont tendance à retarder l'orgasme. Psychothérapie et sexothérapie peuvent aider à dépasser ces difficultés.


• Diabète
Un diabète mal équilibré abîme les nerfs et les vaisseaux, et peut être responsable de troubles de l'érection. Chez la femme, la montée du plaisir est plus lente, les infections, de type mycoses, plus fréquentes.


• Fibrome
Il peut entraîner des saignements et des tensions mammaires, qui disparaissent après traitement.


• Herpès
Il est souhaitable de démarrer un traitement antiviral très vite, de supprimer les baisers en présence d'un bouton de fièvre, et les rapports sexuels en cas d'herpès génital.


• Hypertension
Les médicaments agissent sur la tonicité des artères, ce qui entraîne des troubles de l'érection. Il est possible de changer de traitement ou d'ajouter un médicament sexo-actif.


• Hystérectomie
Les nerfs situés au fond du vagin suffisent à déclencher le plaisir, qui n'est pas entravé même en cas d'ablation totale de l'utérus (incluant le col). Reste alors à s'adapter psychologiquement.


• Insuffisance cardiaque
Aussi longtemps que vous pourrez monter deux étages sans être à bout de souffle, aucune raison de cesser vos ébats amoureux.


• Prolapsus ou descente d'organes
Le recours à la chirurgie n'empêche pas les relations sexuelles après cicatrisation (deux mois).


• Prostate
Les médicaments contre le cancer de la prostate bloquent la production de testostérone, hormone qui stimule la croissance des cellules cancéreuses, ce qui entraîne quelques troubles sexuels. Mais, les nouvelles techniques chirurgicales préservent, dans de nombreux cas, l'érection. L'adénome de la prostate, lui, n'a pas d'influence sur la sexualité. Le traitement modifie l'éjaculation, qui devient rétrograde. L'érection et l'éjaculation sont conservées.

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