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16/04/2009

Le préservatif, objet de 1.001 plaisirs

Plus qu’un outil de protection contre les maladies sexuellement transmissibles, le préservatif est aujourd’hui devenu un acteur à part entière du plaisir sexuel. Ce n’est pas pour rien que le leader du préservatif, Durex, propose une gamme forte de 16 modèles.
En dehors des classiques, Gossamer et Silver, on peut trouver des spécimens aux goûts fruités (Fiesta) ainsi que des modèles microperlés et nervurés (Pleasuremax) pour procurer un maximum de plaisir à ses utilisateurs.
À ce titre, la Performa se taille la plus grosse part du gâteau sur le marché belge. Une demi-surprise quand on sait que grâce à sa noix de benzocaïne disposée dans son réservoir, on peut aisément prolonger une nuit de plaisirs.
La capote reste un secteur porteur dans lequel se disputent plus de 60 fabricants. Cette concurrence joue bien entendu en faveur des amoureux qui ont l’embarras du choix entre des capotes sans latex réalisées en polyuréthane (chez Durex, Manix,…), la capote fluorescente (chez Love Light Technosex).
Le préservatif se la joue bling bling avec une couleur or (chez Kartouche) et satin avec des préservatifs disposés dans un étui très classe (chez Yes for Lov)…


Mauvaise surprise pour la chaîne de magasins Kruidvat. Son siège central situé à Anvers a reçu la visite d’équipes de la police fédérale fin de semaine dernière.

Le motif de cette rencontre impromptue ? Des préservatifs de la marque Kruidvat, disponibles dans l’ensemble des magasins du groupe. Des capotes jugées non-conformes aux normes européennes. Le problème relevé par les enquêteurs est lié au label CE. Car si celui-ci figurait bien sur l’emballage, il n’avait pas été octroyé au fournisseur hollandais.
Cette descente a eu pour conséquence, la saisie de la marchandise et le retrait de la vente de tout le stock réparti dans les différentes filiales. Selon certaines sources, ces capotes fabriquées en Chine n’auraient pas été soumises aux habituelles et très strictes batteries de tests. En dépit de nos efforts, nous ne savons pas si Kruidvat dément ou confirme cette info.
Le marquage CE est imposé par les normes européennes en matière de vente de produits. Le cas des capotes non-conformes n’est pas si isolé que cela. Jean-Philippe Ducart, porte-parole de Test Achats commente.
“Les contrôles sont effectués de manière aléatoire car il n’existe, a priori, pas de contrôles de conformité. Le label CE est attribué à un produit sur base d’une déclaration de conformité remplie par le fabricant. Par cela, il dit respecter les normes de sécurité en vigueur en Europe et peut dès lors le commercialiser. À plusieurs reprises, Test Achats a critiqué cette auto-déclaration. Pour nous, elle donne une fausse idée de la sécurité du produit car le contrôle se fait a posteriori.”
Un cas n’est bien entendu pas l’autre. “Des produits sûrs peuvent être diffusés sur le marché sans marquage CE, ajoute M. Ducart. L’inverse est vrai aussi avec des produits labélisés CE qui ne sont pas sûrs. Nos enquêtes ont permis de constater qu’il y a une usurpation du label.”
Outre l’impact financier lié au retrait de la vente, Kruidvat peut s’exposer à une amende…
“Au niveau national, termine Jean-Philippe Ducart, la législation sur les produits et services prévoit des amendes administratives mais cela peut, dans certains cas, aller jusqu’à l’entame de poursuites au pénal, voire à une condamnation.” (FVC)
Gonflés, étirés, les préservatifs en voient de toutes les couleurs
Conçus à des fins contraceptives ou pour se protéger des infections sexuellement transmissibles, les préservatifs sont considérés comme des dispositifs médicaux et relèvent de la Directive relative aux dispositifs médicaux.
À ce titre, tous les préservatifs commercialisés dans les pays de l’Union européenne doivent être porteurs du label CE. De cette manière, ils prouvent qu’ils respectent bien l’ensemble des normes européennes. Si l’octroi de ce label repose sur la déclaration du fabricant, ce dernier soumet son produit à une batterie de tests.
“Chaque préservatif Durex est soumis à des tests électroniques avant de quitter nos usines, assure-t-on. Des échantillons de préservatifs prélevés au hasard, dans chaque lot de fabrication, sont soumis aux tests de qualité poussés.” Les testeurs mesurent, entre autres, l’épaisseur et la longueur du préservatif avant de le soumettre à l’épreuve du gonflage.
“Les échantillons subissent un test de gonflage à l’air pour vérifier leur résistance à l’éclatement et de même que leur élasticité. En général, un Durex peut contenir 40 litres d’air sans éclater.”
L’étanchéité figure bien entendu, parmi les autres préoccupations d’un fabricant de condom.
“Les préservatifs sont remplis d’eau puis suspendus pendant une minute. La vérification de l’étanchéité se fait quand l’échantillon est roulé sur du papier buvard pour détecter d’éventuelles fuites.”
Près de deux millions de tests sont effectués chaque mois chez Durex. (source: FVC)

09:49 Publié dans sexe | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : gossamer et silver

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