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11/09/2009

Troubles sexuels de la femme : la flibansérine arrive

Pour les 43% de femmes qui connaitraient des troubles sexuels, la délivrance est peut-être proche. Une enquête publiée par le site Street Reporter révèle que les laboratoires Boehringer testent actuellement sur 5 000 patientes les effets d'un véritable filtre d'amour chimique: la flibansérine. Selon l'entreprise pharmaceutique, il ne s'agit pas là d'un gadget stimulant aphrodisiaque, mais bien d'un traitement de fond censé revigorer le désir déclinant de ces dames.

Ce médicament, qui devrait être commercialisée à partir de 2011 sous le nom d'Ectris, a connu une histoire similaire à celle de son homologue pour hommes, le Viagra. En effet, c'est par hasard que le laboratoire a constaté que ce produit, initialement conçu comme un antidépresseur, développait surtout l'appétence sexuelle.

Mais la comparaison s'arrête là. La sexualité féminine répondant à des phénomènes moins mécaniques, ce médicament agit directement sur les neurones et sur la sérotonine, un acide aminé qui influe sur l'humeur et de le plaisir, explique le site Street Reporter.

Il n'existe actuellement qu'un seul autre traitement féminin des troubles sexuels, l'Intrisa, qui se présente sous la forme d'un patch agissant sur la testostérone. Il n'est prescrit qu'aux femmes ménopausées ou ayant subit une ablation des ovaires. Par contre de nombreuses contrefaçons et autres remèdes de charlatans en provenance de Chine ou d'Inde circulent sur Internet, avertit le site d'information.

Avant même d'être commercialisé, ce passeport chimique pour le 7ème ciel, suscite la polémique. L'enquête de Street Reporter rapporte les propos du docteur Waynberg, sexologue: «Ce n'est pas possible d'imaginer qu'un produit chimique puisse atteindre (...) du désir puisque nous ne savons rien de très précis, () sur l'excitation érotique féminine.

Par contre des observations ont pu être faites avec des produits (...) qui peuvent avoir une action désinhibitrice. Mais ça veut dire qu'on va transformer les femmes soit en poupées gonflables soit en robots!»

Ne pas avoir envie de sexe traduit-il pour autant une anomalie, la jouissance régulière est-elle une référence de bonne santé? Le docteur Mimoun, andrologue et gynécologue, estime qu'il est positif que les industries se penchent sur la question: «Il peut y avoir de la souffrance (…), ça peut être utile d'utiliser ces produits comme béquille ou levier pour débloquer la situation». (Source: slate.fr)

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