Blogs DHNET.BE
DHNET.BE | Créer un Blog | Envoyer ce Blog à un ami | Avertir le modérateur

22/09/2009

Une pilule orgasmique pour relancer l’appétit sexuel des femmes

 

Pour les 43% de femmes qui connaitraient des troubles sexuels, la délivrance est peut-être proche. Une enquête publiée par le site Street Reporter révèle que les laboratoires Boehringer testent actuellement sur 5 000 patientes les effets d’un véritable filtre d’amour chimique : la flibansérine. Selon l’entreprise pharmaceutique, il ne s’agit pas là d’un gadget stimulant aphrodisiaque, mais bien d’un traitement de fond censé revigorer le désir déclinant de ces dames. (Source: Xalimasn.com )

Ce médicament, qui devrait être commercialisé à partir de 2011 sous le nom d’Ectris, a connu une histoire similaire à celle de son homologue pour hommes, le Viagra. xalima.com. En effet, c’est par hasard que le laboratoire a constaté que ce produit, initialement conçu comme un antidépresseur, développait surtout l’appétence sexuelle.

Mais la comparaison s’arrête là. La sexualité féminine répondant à des phénomènes moins mécaniques, ce médicament agit directement sur les neurones et sur la sérotonine, un acide aminé qui influe sur l’humeur et le plaisir, explique le site Street Reporter.

Il n’existe actuellement qu’un seul autre traitement féminin des troubles sexuels, l’Intrisa, qui se présente sous la forme d’un patch agissant sur la testostérone. Il n’est prescrit qu’aux femmes ménopausées ou ayant subi une ablation des ovaires. XALIMA.COM. Par contre de nombreuses contrefaçons et autres remèdes de charlatans en provenance de Chine ou d’Inde circulent sur Internet, avertit le site d’information.

Avant même d’être commercialisé, ce passeport chimique pour le 7ème ciel, suscite la polémique. L’enquête de Street Reporter rapporte les propos du docteur Waynberg, sexologue : « Ce n’est pas possible d’imaginer qu’un produit chimique puisse atteindre (...) du désir puisque nous ne savons rien de très précis, (…) sur l’excitation érotique féminine. Par contre des observations ont pu être faites avec des produits (...) qui peuvent avoir une action désinhibitrice. Mais ça veut dire qu’on va transformer les femmes soit en poupées gonflables soit en robots ! »

Ne pas avoir envie de sexe traduit-il pour autant une anomalie, la jouissance régulière est-elle une référence de bonne santé ? Le docteur Mimoun, andrologue et gynécologue, estime qu’il est positif que les industries se penchent sur la question : « Il peut y avoir de la souffrance (…), ça peut être utile d’utiliser ces produits comme béquille ou levier pour débloquer la situation ».

slate.fr

2011 Année orgasmique

Vidéo L’orgasme vendu en pharmacie : « On va se coucher chérie ? Attends je prends ma flibansérine ». C’est ce qu’on pourrait entendre en 2011 au coin du feu, avec la commercialisation probable de l’Ectris des laboratoires Boehringer.

Alors que des études démontrent que 43% des femmes souffriraient de troubles sexuels, soit presque une femme sur deux, les laboratoires Boehringer Ingelheim, une firme allemande, sont en train de tester sur 5.000 femmes – aux Etats-Unis et en Europe – les effets de la flibansérine sur la libido féminine. Ce produit commercialisé sous le nom d’Ectris sortirait en France en 2011. Peut-on soigner les troubles du désir comme on soigne une migraine (d’ailleurs mesdemoiselles le « coup de la migraine » ne sera bientôt plus crédible) ?

L’intérêt du Viagra sur la fonction érectile avait été découvert par hasard, le traitement étant au départ destiné à l’hypertension. L’histoire de la flibansérine reproduit le scénario. Au début des années 1990, Boehringer teste son efficacité contre la dépression. Le résultat s’avère peu convaincant, mais les chercheurs constatent un net regain de l’appétit sexuel des femmes.

Michel Bailly, responsable des relations extérieures chez Boehringer, se veut tout de même très prudent sur sa future utilisation : « Nous cherchons les meilleurs critères d’évaluation, la sortie n’est pas pressée. Ce qui est sûr, c’est que la flibansérine n’est pas conçue pour faire passer une bonne soirée, c’est un réel traitement de fond pour aider les femmes n’éprouvant plus de désir sexuel ». Il sort de ses gonds quand on lui parle de « viagra féminin ». La sexualité féminine étant plus complexe, plus psychologique, le médicament agit directement sur le cerveau et non sur le flux sanguin. Plus précisément sur les neurones du système nerveux central, récepteurs de la sérotonine, un messager chimique impliqué notamment dans les circuits du plaisir et de l’humeur.

Le seul autre traitement du désir sexuel féminin qui bénéficie d’une autorisation de mise sur le marché, est le patch à la testostérone Intrinsa qui est un traitement hormonal. Sa seule indication vient après une ménopause chirurgicale (enlèvement des ovaires), car le corps de la femme ne produit plus de testostérone. Par ailleurs, il faut se méfier des produits vendus sur Internet, souvent importés d’Inde ou de Chine qui au mieux, n’ont aucun effet, au pire, peuvent être très dangereux pour la santé.

Pas d’accord. Nos 2 spécialistes de la question de la sexualité féminine, le docteur Sylvain Mimoun, gynécologue et andrologue, et le docteur Jacques Waynberg, sexologue, divergent sur l’utilité du médicament.

Car pour le docteur Mimoun, « le fait que l’industrie pharmaceutique s’intéresse à des produits de ce genre montre bien que la société a changé. Tout d’un coup on prend acte que la sexualité n’est pas une bagatelle. Il peut y avoir de la souffrance et si on peut aider ces femmes, c’est un plus pour elles. Si une femme a essayé les divers moyens qui relèvent du bon sens, comme la psychologie classique, la sexothérapie, et que ça n’a pas marché, ça peut être utile d’utiliser ces produits comme béquille ou levier pour débloquer la situation. »

Mais le docteur Waynberg s’insurge : « comment les femmes peuvent-elles laisser faire un discours pareil ? Ce n’est pas possible d’imaginer qu’un produit chimique puisse atteindre avec ses petits bras et ses petites jambes la question du désir puisque nous ne savons rien de très précis, de scientifique sur l’organisation mentale de l’excitation érotique féminine. Par contre des observations ont pu être faites avec des produits qui sont d’une gamme connue en psychiatrie et qui peuvent avoir une action désinhibitrice mais ça veut dire qu’on va transformer les femmes soit en poupée gonflables soit en robots ! Où est la valeur de l’amour, de la construction pour chaque femme de sa valeur érotique, de sa manière d’être excitée et surtout où est le respect de la personne ? »

Cela vaut pour les causes psychologiques mais nos deux spécialistes sont d’accord sur le fait que dans des cas de cancer, avec un traitement anti-hormonal intense, ou d’handicap, la solution peut venir des médicaments.

Qu’est-ce qu’une sexualité dite « normale » ? Une étude a demandé à un groupe de la gent féminine, quelle était selon elles la pratique sexuelle des femmes aujourd’hui, avec une série de questions : 70% affirment que la plupart des femmes acceptent l’échangisme, la sodomie sans parler de la fellation. Mais quand on leur a posé la question de ce qu’elles acceptaient elles-mêmes, 74% ont répondu « rien de cela ».

Pour Waynberg « une sexualité normale, c’est une sexualité qui fait plaisir aux deux. L’important c’est qu’à deux on ait décrété qu’on construisait des rituels qui concernent aussi bien l’un que l’autre pour aboutir à cette expérience assez incroyable et difficile à assurer qu’est la jouissance. » Et Mimoun de conclure : « l’essentiel c’est d’être bien soi-même ».(Source: Xalimasn.com )

 

Les commentaires sont fermés.