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01/12/2009

Sida: 1079 personnes ont été reconnues infectées par le VIH

Au cours de l’année 2008 en Belgique, 1079 personnes ont été reconnues infectées par le VIH (séropositives) soit 3 en moyenne par jour.

Le rapport annuel de l'Institut de santé publique

Au cours de l’année 2008 en Belgique, 1079 personnes ont été reconnues infectées par le VIH (séropositives) soit 3 en moyenne par jour et 128 ont été reconnues malades du Sida

10.042 patients porteurs du VIH ont été suivis médicalement en Belgique. Soit 7% de plus qu’en 1997.

Quelques éléments de profil des personnes séropositives

  • 1,9 fois plus d'hommes que de femmes (années 2006-2008)
  • Groupe d'âge le plus représenté : 30-39 ans chez les hommes, et 25-34 ans chez les femmes. (années 2006-2008)
  • Parmi les hommes belges diagnostiqués depuis 2002, les contacts homo/bisexuels constituent la voie de transmission de loin la plus importante (70 %). Chez les femmes, la transmission hétérosexuelle est nettement prépondérante (85 %).

En ce qui concerne les patients d'autres nationalités, la transmission hétérosexuelle y est prépondérante dans les deux sexes (60.9% des cas pour les hommes et 88.7% des cas pour les femmes).

Avec 1079 nouveaux cas en Belgique en 2008, le nombre de contamination par le VIH a atteint le niveau les plus élevé depuis le début de l’épidémie. On dénombre aussi 128 nouveaux cas de Sida déclaré (incidence corrigée) et 11 décès liés à la maladie

Quant au nombre de diagnostics de IST (infections sexuellement transmissibles), il se maintient à un niveau élevé ou même augmente pour certaines infections (augmentation, de l’incidence de syphilis, gonorrhée et Chlamydia)

Sur l’ensemble des nouveaux cas de contamination par le VIH diagnostiqués en Belgique en 2008, on constate une proportion en augmentation de personnes de nationalité belge et d’homo/bisexuels masculins.

Toutefois, hommes ou femmes, jeunes ou moins jeunes, homo, bi ou hétérosexuel/les, Belges ou étrangers, tout le monde est concerné : le VIH et les IST n’épargnent personne !  (Source :Institut scientifique de Santé publique (ISP) et préventionsida.org)

 

Le point sur l'actualité médicale: VIH et vieillissement

Traiter les séropositifs plus tôt pour ralentir l’horloge biologique ?
Le VIH accélère le processus de vieillissement au niveau des différents organes : le cœur, le cerveau, les os, le foie, etc. La cause principale en est l’état chronique d’inflammation que le virus actif induit dans le corps. On parle ainsi de plus en plus d’une accélération de l’horloge biologique. Bien sûr, cela ne signifie pas que l’on sera un vieillard à 40 ans parce qu’on est porteur du virus ! Mais la question est de savoir si les statistiques vont montrer pour les porteurs du virus une espérance de vie pareille à celle du Belge moyen. L’impact de l’infection chronique est néfaste à cet égard même si, par ailleurs, d’autres aspects sont bénéfiques : les patients VIH sont généralement très suivis médicalement et donc pris en charge plus vite que la moyenne en cas de problème de cholestérol, de tension, etc.

L’actualité des traitements

Des traitements globalement moins toxiques et moins contraignants. Et même la pilule unique.
A côté du vieillissement prématuré dû au VIH, le problème de la toxicité médicamenteuse est en régression. On a observé depuis plusieurs années déjà que certaines molécules augmentent les risques d’affections non directement liées au sida, et notamment les risques cardiovasculaires. Aujourd’hui, cela reste vrai pour les médicaments du passé. Les médicaments actuels présentent beaucoup moins de toxicité, y compris au niveau cardiovasculaire. C’est d’ailleurs pour cette raison que l’étude START a du sens : on risque beaucoup moins de gommer l’impact positif espéré du traitement précoce par un effet négatif dû aux effets secondaires des médicaments.

Commercialisé depuis quelques jours en Belgique : la pilule unique
Une grande nouveauté vient tout juste de débarquer sur le marché belge, en novembre 2009 : l’Atripla : une trithérapie concentrée en une seule pilule. Pour les patients qui ont accès à l’Atripla, il sera clairement plus facile de se soigner pendant 20 ou 30 ans avec une pilule par jour qu’avec la prise quotidienne de plusieurs médicaments.

Epidémiologie

Une nouvelle approche européenne à l’étude : les maladies sentinelles

Le monde médical continue à être confronté au problème des présentations tardives du VIH. En Europe, environ 30 % des nouveaux patients sont diagnostiqués dans une phase avancée de la maladie. C'est-à-dire avec une immunité de moins de 200 T4 ou des infections opportunistes.
Un programme européen tente, dès lors, d’améliorer l’accès au dépistage afin que les porteurs du VIH se retrouvent plus tôt dans le circuit médical. Ce programme, en cours depuis quelques mois, travaille sur base des ‘maladies sentinelles’ : une série de maladies considérées comme potentiellement associées au VIH. Lors de consultations qui n’ont rien à voir avec le VIH, les médecins participant au programme sont invités à proposer aux patients présentant l’une de ces maladies sentinelles de faire le test VIH.

Maladies sexuellement transmissibles (MST) : épidémie toujours plus galopante !

Les MST poursuivent leur développement explosif, indiquant de façon évidente que le préservatif est moins utilisé.
La syphilis, l’hépatite C, la gonococcie, l’herpès, le chlamydia, etc. font des ravages partout, et particulièrement dans la population homosexuelle masculine, et ce, dès l’adolescence. On observe en particulier que de nombreux patients présentent des infections répétées et que l’hépatite C, la plus dangereuse, est souvent associée à la syphilis ou à d’autres MST.

Vaccins


Enfin un signal positif. Mais la prudence s’impose.
Que peut-on dire de l’essai vaccinal qui a fait la une des médias en septembre 2009 ? Qu’il constitue une base sur laquelle on peut continuer à travailler. C’est peu mais c’est tout de même la première fois qu’un programme de vaccination donne un signal positif. Les programmes précédents ont tous été des échecs ou pire, ils ont parfois aggravé la situation.
Dans ce cas-ci, l’essai a été réalisé en combinant deux vaccins, injectés en deux fois. La population ayant participé au test présentait en moyenne un risque relativement faible de contamination. En termes de pourcentage, on a constaté quelque 30% de contaminations en moins dans le groupe vacciné par rapport au groupe placebo. Stricto, sensu, un résultat statistiquement significatif. En y regardant de plus près, pas mal de questions se posent encore aux scientifiques et l’on ne peut exclure l’élément ‘hasard’ des résultats obtenus.

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