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22/10/2010

L'AWEPA veut la fin des mutilations sexuelles des femmes

 

AWEPA, une ONG regroupant des parlementaires européens et africains, se rallie à l'appel des Nations Unies pour mettre fin en une génération aux mutilations sexuelles des femmes. Elle plaide également pour la fin des violences faites aux femmes pendant les guerres qui se déroulent en Afrique (Est du Congo, Soudan, Afrique du sud....). Ces prises de position se retrouvent dans les recommandations approuvée dans le cadre d'une conférence internationale qui a réuni au Sénat des parlementaires africains et belges, à propos des mutilations génitales et des violences sexuelles faites aux femmes. Cette conférence s'inscrit dans le cadre de la présidence belge de l'Union européenne.

A cette occasion, le sénateur MR Richard Miller a annoncé qu'il avait déposé une proposition de loi visant à assurer le remboursement par l'INAMI des opérations de reconstruction chirurgicale du clitoris ainsi que des soins d'accompagnement. Cette proposition tient compte notamment de la recommandation rendue par le Conseil Supérieur de la Santé.

M. Miller rappelle que si la législation belge interdit les mutilations génitales, considérées comme une infraction légale au sens du Code pénal, il n'en demeure pas moins que de telles pratiques à caractère dit culturel ou traditionnel sont imposées à des jeunes filles de nationalité belge. Les mutilations sont pratiquées soit sur le territoire belge, soit à l'étranger à l'occasion de visites ou de séjours dans les familles d'origine, dit-il.

Les mutilations génitales féminines sont une atteinte aux droits humains, souligne encore M. Miller. La reconstruction chirurgicale du clitoris doit être accessible à la femme excisée qui le demande de son plein gré et après consentement éclairé. La prise en charge ne peut cependant se résumer à la reconstruction chirurgicale. Une équipe comprenant gynécologue et psychologue doit pouvoir accompagner la femme, avant et après l'intervention, précise le sénateur.

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