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25/11/2010

Du sexe au cerveau

Le fonctionnement du cerveau des femmes qui ont un faible désir sexuel est différent de celui des femmes qui ont une libido normale, montrent des examens d'imagerie par résonance magnétique menés par des chercheurs américains.

Le Dr Michael Diamond et ses collègues de la Wayne State University de Detroit pensent que leurs observations tendent à prouver que les problèmes de libido sont d'origine physique.

 

Pour en arriver à ces résultats, les auteurs de ces travaux présentés lors du congrès annuel de l'American Society for Reproductive Medicine ont mesuré l'activité cérébrale dans le cerveau de femmes qui regardaient des films érotiques.

 

Un porte-parole de l'association américaine Relate, consacrée à promouvoir la santé et l'harmonie dans les couples et les familles, affirme cependant que cette étude ne fait que montrer la faible libido à l'oeuvre, sans en exposer la cause.

 

L'appétit sexuel

 

Depuis quelques années, le diagnostic de désordre du désir sexuel hypoactif chez la femme est de plus en plus accepté par la médecine.

 

Il reste toutefois une zone d'incertitude quant à savoir si ce désordre peut ou doit être utilisé pour décrire un manque de désir sexuel, qui peut se traduire par de nombreux facteurs psychologiques, émotionnels et physiques.

 

Selon le Dr Diamond, cette recherche montre que ce désordre est un problème d'ordre physique.

 

Pour arriver à cette conclusion, son équipe a comparé le cerveau de 19 femmes qui avaient ce désordre à celui de sept autres qui ne l'avaient pas à l'aide d'images obtenues à la suite d'un examen par résonance magnétique fonctionnelle.

 

L'analyse des images montre que les sept femmes à la libido normale avaient un flux sanguin plus important dans certaines régions cérébrales impliquées dans le traitement des émotions. Les cerveaux de celles qui n'avaient pas de libido n'ont pas connu d'augmentation du débit sanguin dans ces zones.

 

D'autres experts en médecine psychosexuelle ne sont pas entièrement convaincus par ces résultats.

 

Selon Sandy Goldbeck-Wood, du Camden and Islington Mental Health Trust, ces conclusions sont intéressantes, mais d'autres études doivent maintenant les confirmer. Selon elle, des doutes persistent sur la raison de ces différences entre les réactions cérébrales, qui pourraient aussi être induites par la dépression, par exemple, qui peut aussi causer des troubles du désir.

15:41 Publié dans sexe | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : du sexe au cerveau

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