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25/11/2010

La fellation toujours fascinante

L'écart entre la fascination qu'elle génère après les bourdes médiatisées (Dati, Skyrock) et sa pratique est étonnant. (Source: slate.fr) En prononçant le mot fellation à la place d'inflation, Rachida Dati est sans le vouloir entrée dimanche 26 septembre «dans les annales du buzz politique», la vidéo de son lapsus étant même reprise par les sites étrangers les plus sérieux. Le simple fait qu'une femme politique prononce de manière non-intentionnelle le mot «fellation» a déclenché une fascination de la part des médias et du public presque inédite.

Vendredi, le Conseil d'État a confirmé que Skyrock allait bien devoir payer les 200.000 euros d'amende -un record- que lui a infligés en 2008 le CSA pour avoir parlé de fellation de 21h07 à 21h27 un soir de 2008. Le CSA n'autorise ce genre de propos crus susceptibles de heurter la sensibilité des auditeurs de moins de 16 ans qu'à partir de 22h30.

Etonnant décalage entre le choc du mot, la lourdeur de cette sanction et le poids des pratiques. Selon les chiffres de la dernière grande enquête sur la sexualité menée en 2006, plus de 80% des Français ont en effet déjà fait l'expérience de cette pratique sexuelle. Pourquoi la fellation fascine-t-elle tant alors qu'elle semble faire partie de la vie sexuelle de beaucoup de Français? Quelles sont les représentations de cette pratique et comment ont-elles évolué au cours des dernières décennies?

 

Un premier constat s'impose: la fellation s'est largement banalisée au cours des dernières décennies, pour devenir aujourd'hui «une composante très ordinaire du répertoire sexuel des individus et des couples», comme l'explique Nathalie Bajos, directrice de recherche à l'Inserm et co-auteure de l'enquête «Contexte de la sexualité en France». Les chiffres sont sans appel: 80,4% des femmes et 83,3% des hommes de 18 à 69 ayant déjà eu des relations sexuelles affirment avoir déjà expérimenté la fellation, tandis que plus de la moitié des Français interrogés déclare avoir pratiqué parfois ou souvent la fellation.(Source: slate.fr)

Du sexe au cerveau

Le fonctionnement du cerveau des femmes qui ont un faible désir sexuel est différent de celui des femmes qui ont une libido normale, montrent des examens d'imagerie par résonance magnétique menés par des chercheurs américains.

Le Dr Michael Diamond et ses collègues de la Wayne State University de Detroit pensent que leurs observations tendent à prouver que les problèmes de libido sont d'origine physique.

 

Pour en arriver à ces résultats, les auteurs de ces travaux présentés lors du congrès annuel de l'American Society for Reproductive Medicine ont mesuré l'activité cérébrale dans le cerveau de femmes qui regardaient des films érotiques.

 

Un porte-parole de l'association américaine Relate, consacrée à promouvoir la santé et l'harmonie dans les couples et les familles, affirme cependant que cette étude ne fait que montrer la faible libido à l'oeuvre, sans en exposer la cause.

 

L'appétit sexuel

 

Depuis quelques années, le diagnostic de désordre du désir sexuel hypoactif chez la femme est de plus en plus accepté par la médecine.

 

Il reste toutefois une zone d'incertitude quant à savoir si ce désordre peut ou doit être utilisé pour décrire un manque de désir sexuel, qui peut se traduire par de nombreux facteurs psychologiques, émotionnels et physiques.

 

Selon le Dr Diamond, cette recherche montre que ce désordre est un problème d'ordre physique.

 

Pour arriver à cette conclusion, son équipe a comparé le cerveau de 19 femmes qui avaient ce désordre à celui de sept autres qui ne l'avaient pas à l'aide d'images obtenues à la suite d'un examen par résonance magnétique fonctionnelle.

 

L'analyse des images montre que les sept femmes à la libido normale avaient un flux sanguin plus important dans certaines régions cérébrales impliquées dans le traitement des émotions. Les cerveaux de celles qui n'avaient pas de libido n'ont pas connu d'augmentation du débit sanguin dans ces zones.

 

D'autres experts en médecine psychosexuelle ne sont pas entièrement convaincus par ces résultats.

 

Selon Sandy Goldbeck-Wood, du Camden and Islington Mental Health Trust, ces conclusions sont intéressantes, mais d'autres études doivent maintenant les confirmer. Selon elle, des doutes persistent sur la raison de ces différences entre les réactions cérébrales, qui pourraient aussi être induites par la dépression, par exemple, qui peut aussi causer des troubles du désir.

15:41 Publié dans sexe | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : du sexe au cerveau

22/11/2010

Le cerveau des femmes plus actif que celui des hommes !

 De mauvaises langues disent parfois qu'il est plus facile pour un homme que pour une femme d'arriver à ne penser à rien et à faire le vide, sous-entendant malicieusement par là que le cerveau masculin serait moins performant. Et pourtant, cette boutade pourrait reposer sur un fait neurologique bien réel. Au repos, l'activité neuronale du circuit appelé «réseau par défaut» est en effet plus grande chez les femmes que chez les hommes. Cette différence intersexe dans l'activation du réseau par défaut vient d'être observée pour une première fois par Adrianna Mendrek, chercheuse au Département de psychiatrie de l'Université de Montréal et au Centre de recherche Fernand-Seguin de l'hôpital Louis-H. Lafontaine.

Un cerveau suppléant

Cette activité neuronale plus intensive chez la femme  signifie que les femmes semblent plus accaparées par les activités de routine que le sont les hommes. Juste retour des choses pour les mâles, qui peuvent s'enorgueillir de leur spécificité neuronale, puisque le repos véritable est un état souvent nécessaire.

«Le réseau par défaut inclut des parties du cortex pariétal, du cortex préfrontal et du cortex cingulaire postérieur, dit la chercheuse. Il est désactivé lorsque nous effectuons des tâches qui demandent une certaine attention et il s'active quand nous sommes au repos ou que nous relâchons notre concentration.»

Ce réseau est en quelque sorte le cerveau suppléant lorsque nous «mettons notre cerveau à off», que nous rêvassons ou que nous sommes en introspection : même dans cet état, notre cerveau est toujours en pleine activité.

Le mode par défaut est par contre perturbé chez les personnes souffrant de dépression, de la maladie d'Alzheimer ou de schizophrénie. C'est d'ailleurs au cours de ses travaux sur la schizophrénie qu'Adrianna Mendrek a mis au jour cette différence intersexe.

Pour son étude, 42 hommes et femmes non schizophrènes devaient accomplir une tâche de rotation mentale à partir d'une figure à trois dimensions pendant que leur activité cérébrale était mesurée par résonance magnétique. La même mesure d'activité neuronale était prise pendant que les sujets se limitaient à regarder des images neutres ou suscitant des émotions positives ou négatives. Des mesures des taux d'œstrogène et de testostérone ont également été faites.

«Les données montrent une désactivation significative du réseau par défaut chez les hommes pendant la tâche de rotation, mais pas chez les femmes. Au repos, l'activation de ce réseau était plus importante chez les femmes que chez les hommes et la même différence a été remarquée avec le stimulus émotionnel négatif », explique la chercheuse.

Selon Adrianna Mendrek, cette activation plus importante chez les femmes semble signifier que leur cerveau demeure plus concentré sur des activités cognitives précises. Autrement dit, les femmes recourent moins que les hommes au réseau par défaut. La chercheuse n'a pas pour l'instant d'explication relativement à ce phénomène, mais croit que les hormones sexuelles pourraient avoir un rôle à jouer.

Durant la tâche de rotation mentale, le taux de testostérone a en effet été corrélé positivement avec le niveau d'activation des cortex pariétal et préfrontal chez les hommes, mais pas chez les femmes. Durant la phase des stimuli émotionnels, le taux d'œstrogène était corrélé négativement avec l'activation du cortex préfrontal chez les femmes, mais pas chez les hommes.

Inversion chez les schizophrènes

Les mêmes tests ont été repris auprès de 40 hommes et femmes atteints de schizophrénie. Chez ces patients, le profil d'activation cérébrale présente une inversion selon le sexe par rapport à ce qui a été observé chez les personnes en bonne santé mentale.

Les femmes schizophrènes ont par ailleurs mieux performé que les hommes de même condition au test de rotation mentale alors que c'est habituellement l'inverse qui se produit dans la population en général. Chez ces femmes, le taux de testostérone s'est avéré significativement plus élevé que chez les femmes en santé alors que ce taux est plus faible que la normale chez les hommes schizophrènes.

Pour Adrianna Mendrek, cette différence hormonale pourrait expliquer la performance supérieure obtenue dans la tâche de rotation ainsi que le profil particulier d'activation cérébrale chez les schizophrènes.

Les différences en question demeurent faibles et ne sont pas relevées chez tous les schizophrènes, tient-elle à souligner. Sans attribuer la cause de cette maladie à un taux anormal d'hormones sexuelles, elle estime que ces hormones sont tout de même concernées dans un type particulier de schizophrénie.

«La schizophrénie n'est pas une maladie homogène et se combine parfois avec la dépression, les troubles bipolaires ou d'autres désordres. Tout montre qu'il existe différents sous-types et que le développement hormonal est en cause chez certains patients

À l'appui de cette hypothèse, elle mentionne que des traitements à l'œstrogène utilisés pour contrer la schizophrénie chez les femmes fonctionnent dans certains cas mais pas chez toutes les patientes.

08/11/2010

Grossesse: la prise d'antalgiques pourrait avoir un impact sur les testicules des bébés

Une étude réalisée auprès de plus de 400 femmes enceintes au Danemark, publiée dans le mensuel Human Reproduction, met en évidence une association entre la prise de médicaments anti-douleurs "doux" pendant la grossesse et des problèmes de testicules chez les nourrissons. L'étude montre en effet que durant le premier trimestre de la grossesse, les femmes qui ont pris plus d'un antalgique "doux", comme le paracétamol, l'aspirine et l'ibuprofen, présentent un risque significativement plus élevé de donner naissance à un garçon atteint de cryptorchidie (absence d'un ou deux testicule(s) dans le scrotum, ndlr).
"Durant le deuxième trimestre, si une femme prend pendant plus de deux semaines en continu de l'ibuprofen ou du paracétamol, le facteur de risque augmente de façon marquée", explique le Dr Bernard Jégou de l'Institut National de la Santé et de la Recherche Médicale (INSERM) de l'Université française de Rennes, un des auteurs de l'étude.
"Cette étude met en évidence une association, pas un lien de cause à effet", souligne le Dr Jégou, expliquant que la raison pour laquelle ces femmes ont pris ce type de médicament peut aussi jouer un rôle.
Des études menées en laboratoire sur des rats ont également révélé un impact de ces antalgiques sur la production de testostérone durant la gestation.
"Il est maintenant important de mener d'autres études afin de vérifier cette hypothèse", insistent les auteurs de l'étude.