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16/12/2010

Syphilis, Christophe Colomb n'y est pour rien

La syphilis (ou vérole) a de multiples dénominations, car aucun pays ne veut endosser sa "paternité". C'est donc le mal de Naples ou le mal vénitien pour les Français, qui considéraient que cette maladie avait été apportée en Italie en 1494 par des marins de l'équipage de Christophe Colomb qui participaient à une campagne militaire de Charles VIII. "Il est probable que ces hommes aient effectivement rapporté ce fameux tréponème qui a rapidement fait des ravages auprès de cette population", estime le docteur Bruno Halioua, dermatologue à l'Institut Alfred Fournier à Paris et historien de la médecine. Et pourtant les Italiens, les Espagnols, les Allemands, les Anglais et les Polonais parlent du mal français, les Portugais et les Néerlandais du mal espagnol et les Écossais du mal anglais.

Connue depuis au moins Hippocrate

D'ailleurs, l'hypothèse d'une première "importation" en provenance du Nouveau Monde n'est plus crédible aujourd'hui, et cela, pour plusieurs raisons. La plus récente est la découverte de marqueurs de cette maladie dans les dents et les os de squelettes retrouvés à Pompéi. Mais déjà auparavant, Hippocrate, médecin grec célèbre, avait décrit les formes les plus graves de la maladie. Et la présence de la syphilis a été retrouvée lors des fouilles du monastère augustinien datant des XIII et XIVe siècles, dans le port de Kingston au nord-est de l'Angleterre.(Source: le post.fr)

15/12/2010

Guéri du Sida?

Le virus du sida n'est plus détecté chez un Américain qui avait reçu une greffe de moelle osseuse pour traiter sa leucémie. Une «guérison» que les experts commentent avec prudence. Un malade «guéri» du sida ? La nouvelle interpelle forcément . Car si les antirétroviraux permettent aujourd'hui de maintenir à un niveau très bas la présence du virus chez un patient, personne ne sait encore éradiquer complètement la maladie. Le VIH reste donc toujours présent à faible dose dans l'organisme des malades. Mais cette fois, des chercheurs allemands pensent avoir réussi à supprimer toute trace de séropositivité chez un patient. Un article publié dans la revue Blood explique comment une greffe de moelle osseuse, effectuée dans le cadre d'un traitement contre une leucémie, a permis d'aboutir à ce résultat inédit. (source: lefigaro.fr)

En 2007, Timothy Brown, un Américain séropositif de 40 ans vivant en Allemagne, est traité par le Dr Gero Hütter de l'hôpital universitaire de la Charité de Berlin pour une leucémie, un cancer du système immunitaire. Il est soumis à une chimiothérapie et une radiothérapie, qui suppriment entièrement ses cellules immunitaires défaillantes. Puis il subit une greffe de moelle osseuse, destinée à produire de nouvelles cellules immunitaires saines. A l'approche de la greffe, on lui demande de cesser de prendre ses antirétroviraux, par crainte que les médicaments nuisent au succès de l'opération.

Une mutation génétique rare

Mais le donneur n'a pas été choisi seulement pour sa compatibilité avec Timothy. Il est aussi porteur d'une mutation génétique rare, qui rend ses cellules immunitaires résistantes aux principales formes de VIH (90% des virus transmis par voie sexuelle). A l'instar d'environ 1% de la population européenne, il a en effet hérité de ses deux parents d'un même gène CCR5 muté. Grâce à cela, il ne présente pas de récepteurs CCR5 à la surface des cellules immunitaires LT4 attaquées par le VIH.(source: lefigaro.fr)

18:43 Publié dans sexe | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : guéri du sida?

13/12/2010

Le sexe au secours des névrosés

Les personnes névrosées souffrent peut-être de troubles relationnels au quotidien avec leurs conjoints, mais une nouvelle étude américaine montre que si elles ont des rapports sexuels fréquents, elles se sentent mieux. (cyberpresse.ca)

Dans l'étude, les tendances névrotiques ont été mesurées comme une «tendance à percevoir des émotions négatives», en d'autres termes, les névrosés sont facilement irritables, anxieux et d'humeur changeante. Cependant, l'étude américaine publiée dans l'édition de décembre du magazine Social Psychological and Personality Science, montre qu'une plus haute fréquence des rapports sexuels au sein des couples mariés réduit ces effets négatifs.

Afin d'établir le rôle que joue la sexualité dans le bonheur des couples névrosés, les chercheurs ont suivi 72  couples de jeunes mariés, au cours des quatre premières années de mariage. Chaque époux devait confier tous les six mois (séparément et en privé) l'état de son bien-être conjugal et la fréquence des rapports sexuels.

En moyenne, les couples ont fait état d'un rapport sexuel par semaine au cours des six premiers mois de mariage, et de trois rapports par mois la quatrième année de mariage. Alors que la plupart des couples n'évaluaient pas le bien-être conjugal en fonction de la fréquence sexuelle, les partenaires névrosés le faisaient. Plus les personnes névrosées avaient de rapports sexuels, plus elles avaient confiance en elles, en leur mariage et plus elles se sentaient bien dans leur vie.

 

Il est intéressant de noter que les chercheurs ont remarqué que les effets d'une activité sexuelle soutenue suffisait à complètement effacer le «manque de bonheur» que les personnes névrosées ressentaient. «Avoir des rapports sexuels fréquents est une manière pour les personnes nevrosées de garder de bonnes relations de couple», ont expliqué les chercheurs dans un communiqué publié le 7 décembre.(cyberpresse.ca)

Pour lire l'étude complète (en anglais): http://spp.sagepub.com/content/early/2010/10/09/194855061...

12/12/2010

Les hommes aussi simulent pendant l’amour

Selon une étude récente, un quart des hommes avouent avoir déjà mimé l’orgasme. Principalement pour ne pas blesser leur partenaire…

«Je le fais comme le font les femmes, avec sentiment et emphase.» En 1981 déjà, dans son rapport sur les hommes, la célèbre sexologue Shere Hite récoltait des aveux sincères reflétant une réalité d’alcôve généralement passée sous silence: les hommes aussi simulent au lit. (source: le matin.ch)

La question est toujours taboue. Et pourtant, si on se fie aux conclusions d’une étude américaine publiée dans le numéro du mois de novembre du Journal of Sex Research*, 50% des femmes, mais surtout 25% des hommes admettent qu’il leur est déjà arrivé de simuler un orgasme lors d’un rapport sexuel.

Le chiqué n’a pas de sexe
Non, les râles factices et les spasmes sur commande ne sont pas l’apanage des femmes fatiguées de courir après le plaisir. Celles qui croyaient les hommes incapables de manipuler, car incapables d’escamoter la vérité, peuvent repasser. Le chiqué, l’esbroufe n’a pas de sexe.

«Les hommes sont aussi capables de simuler que les femmes. J’en vois presque tous les jours dans mon cabinet», confirme le sexologue lausannois Mehrez Mabrouk. Même constat chez sa consœur française Catherine Solano: «J’ai réalisé une enquête sur l’orgasme masculin il y a quelques années et j’avais obtenu des chiffres similaires à ceux de l’étude américaine. Un homme ne peut pas simuler le désir, l’érection, mais l’orgasme, oui.»

Le phénomène reste malgré tout plus fréquent chez les femmes, rappelle la sexologue: «Il y a plus de femmes que d’hommes qui disent avoir du mal à atteindre l’orgasme. En moyenne, la femme a un orgasme une fois sur deux lors d’un rapport sexuel et un homme pratiquement à chaque fois. Il y a plus de «déficit» chez la femme, donc plus de simulation.»

Mais même s’ils jouent moins souvent la comédie de la jouissance, les hommes savent très bien grimper aux rideaux pour de faux. «Ça m’est déjà arrivé de simuler parce que je n’étais pas au top. Je n’y arrivais pas et je voulais accélérer l’histoire», raconte un garçon dans le recueil de témoignages «Sea, sex and fun. Les 25-35 ans parlent de leur sexualité» (de Géraldine Adam et Anne Dufour, Editions Leduc.s). «Je lui glissais deux ou trois gémissements plus appuyés…» confesse un autre.

«J’ai déjà entendu des hommes dire: ce n’est pas bien compliqué, on pousse quelques cris, on fait quelques soubresauts et ça y est», raconte pour sa part Catherine Solano. Les hommes sont de très bons acteurs. «D’autant meilleurs que les femmes sont bon public», sourit la sexologue. Celles-ci, en effet, n’y voient souvent que du feu. La plupart disent d’ailleurs ne pas sentir l’éjaculation de leur partenaire. «Les femmes ne s’imaginent souvent pas que les hommes puissent simuler, poursuit Catherine Solano. Mais si le couple utilise le préservatif, à moins d’aller inspecter la poubelle, ça ne se voit pas. Et si la femme a une lubrification importante, elle ne s’en rend pas forcément compte. C’est tout à fait faisable. La preuve: certains le font.»

S’ils simulent, c’est que les hommes, eux aussi, courent parfois sans succès après le plaisir. Pour s’en convaincre, il suffit de jeter un coup d’œil aux statistiques de nos voisins français, très fournies en matière de comportements sexuels. Selon la dernière enquête CSF (Contexte de la Sexualité en France), seuls 47% des hommes affirment toujours parvenir à l’orgasme lors d’un rapport sexuel classique et 3% n’y arrivent jamais.

Dans certains cas, la simulation vient masquer un problème pathologie (éjaculation tardive ou anéjaculation), mais la plupart du temps, le couac est des plus banals. «Je ne simule jamais, prévient Régis. Mais je sais que quand j’ai trop bu, j’ai de la peine à aller jusqu’au bout. Alors je fais plaisir à ma partenaire et après, j’arrête.»

Alcool, cannabis, médicaments peuvent venir gripper la machine. Mais un simple coup de mou aussi. «Il se peut qu’un homme soit un peu fatigué, il a un peu envie, mais son excitation ne monte pas et il n’a pas d’orgasme.» La solution: simuler pour mettre un terme à un rapport qui «s’éternise» à son goût.

Ecourter l’affaire sans blesser sa partenaire, c’est en effet la principale raison mise en avant par les hommes pour justifier le fait qu’ils font semblant, si on en croit les psychologues américains à l’origine de la dernière étude sur la question.

Pour eux, nous sommes prisonniers d’un même scénario idéalisé: tout rapport sexuel doit aboutir à un orgasme des deux partenaires et, en plus, au bon moment. «Dans notre société, nous avons des normes. Si l’on en sort, on le ressent comme un problème», confirme Mehrez Mabrouk.

Voilà pourquoi tant d’amants se mentent. Mais est-ce vraiment si grave, Docteur? «Si on simule, c’est généralement parce qu’on pense que l’autre est incapable de supporter la vérité, note Catherine Solano. Parfois, c’est juste dans notre tête, l’autre est tout à fait capable de comprendre. Parfois non. Alors si c’est occasionnel, autant ne pas en faire tout un plat.» L’amour vaut bien un petit mensonge de temps en temps.(source: le matin.ch)
* Men’s and Women’s Reports of Pretending Orgasm, C. L. Muehlenhard, in Journal of Sex Research, vol. 47