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24/03/2011

L'activité sexuelle irrégulière peut vous tuer

Le sexe peut vous tuer si vous n’êtes pas en forme. C’est la conclusion d’une équipe de chercheurs américains du Tufts Medical Center à Boston et de Harvard qui s’est penchée sur le lien entre la fréquence d’une activité physique ou sexuelle avec le risque d’accident cardiaque. (source: slate.fr )

En se basant sur des études scientifiques déjà existantes sur l’activité physique périodique et l’activité sexuelle, les chercheurs ont voulu savoir si le fait de ne pas avoir une activité physique régulière augmente le risque de crise cardiaque pendant ou directement après l’acte sexuel ou l’activité physique.

La conclusion des chercheurs, dont l’étude a été publiée dans la revue scientifique Journal of the American Medical Association:

«Les accidents cardiaques graves sont associés de manière significative à l’activité sportive et sexuelle épisodique; cette association est atténuée pour les personnes qui ont un niveau élevé d’activité physique habituelle.»

Le docteur Issa Dahabreh explique ainsi que la probabilité d’avoir une crise cardiaque est en moyenne 3,5 fois plus élevée pendant une activité physique qu’au repos, rapporte le LA Times. De la même manière, la probabilité d’avoir une crise cardiaque pendant ou immédiatement après l’acte sexuel est 2,7 fois plus élevée que quand on ne fait pas l’amour.

Mais cela ne veut pas dire que l’exercice physique et le sexe sont mauvais pour la santé, ou que les nombreuses études montrant les effets bénéfiques de l'activité sexuelle sont à jeter à la poubelle, prévient Jessica Paulus, co-auteure de l’étude. Le risque d’infarctus du myocarde pendant l’activité sexuelle est en effet moindre pour les personnes qui pratiquent une activité physique régulière. Ainsi, pour chaque heure d’activité physique supplémentaire hebdomadaire, le risque d’infarctus diminue en moyenne de 45% et celui de mort subite par arrêt cardiaque de 30%.

C’est quand des personnes qui n’ont pas d’activité physique régulière font un exercice intense, comme peut l’être l’acte sexuel, que les risques augmentent de manière significative, comme l’explique Jessica Paulus:

«Sur 1.000 personnes, chaque session individuelle d’activité physique ou sexuelle par semaine fait augmenter le nombre de crises cardiaques ou de mort par arrêt cardiaque de un ou deux. Les recommandations de notre étude sont en accord avec les préconisations actuelles: ceux qui veulent se mettre au sport doivent le faire progressivement et en consultant un clinicien ou un médecin, surtout pour les personnes à risque.»(source: slate.fr)

15:50 Publié dans sexe | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : sexe

03/03/2011

Qui a peur du point G ?

            En janvier 2010, la sexologie mondiale a tremblé : deux chercheurs du King’s College de Londres ont affirmé dans une étude que le fameux « point G », haut lieu supposé de la jouissance des femmes identifié par le docteur Ernest Gräfenberg en 1950, n’existait pas. Cette affirmation a provoqué l'ire de tous les explorateurs du plaisir féminin. Parmi les plus ardents défenseurs du « G-Spot », la française Odile Buisson, première gynécologue au monde à avoir réussi une échographie complète et en 3D d'un clitoris. À l’aide de « cobayes » humains, elle est parvenue à démontrer la réalité physiologique du « Point G ».

            Pour Odile Buisson, les conclusions biaisées de l’étude anglaise sont symptomatiques de l’état de la recherche sur le plaisir féminin aujourd’hui. Et de dénoncer le climat machiste dans lequel évolue la médecine sexuelle, particulièrement lorsqu’elle concerne les femmes. De fait, les études sur l’orgasme féminin, le clitoris ou encore le point G se comptent sur les doigts de la main. En revanche, celles s’intéressant au pénis ou la biologie du plaisir masculin pourraient remplir un étage complet de la Très Grande Bibliothèque. Résultat : en 2011, la sexualité des femmes reste ce « continent noir » dont parlait Freud il y a un siècle.

            Réquisitoire mordant contre cette « excision intellectuelle » qui pénalise les femmes, l’ouvrage du Dr Odile Buisson est aussi un plaidoyer jubilatoire en faveur d’un épanouissement sexuel paritaire. Interdits psychologiques, religieux et sociétaux, difficultés technologiques et financières, dictature du « tout génétique » et du « tout phallus »… l’auteur dénonce, non sans humour, l’obscurantisme ambiant en matière de jouissance féminine. Osant le parallèle, entre certaines idées et pratiques « talibanesques » qui empoisonnent la société française et les mutilations sexuelles de femmes en Afrique, Odile Buisson, épaulée par Pierre Foldès, spécialiste mondial de la reconstruction du clitoris, réhabilite « le seul organe humain dédié au seul plaisir ».

 

         Un livre révolutionnaire sur le potentiel encore inexploré du plaisir féminin.          

         Le témoignage d’une exploratrice passionnée qui convie femmes et hommes dans            les coulisses, pas toujours roses, du septième ciel !

 

            Odile Buisson, gynécologue-obstétricienne, travaille à l'hôpital de Saint-Germain-en-Laye. En 2009 et 2010, elle a réalisé les premières échographies du clitoris et du point G.

Pierre Foldès, chirurgien et co-fondateur de Médecins du Monde, est l'inventeur d'une méthode chirurgicale permettant de réparer les dommages causés par l’excision.

Qui a peur du point G ?

Le plaisir féminin, une angoisse masculine

 

Odile Buisson

avec le Dr Pierre Foldès

 

 

216 pages

18,90 €