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08/10/2011

Sexe et addiction sur ordonnance

Six mois après avoir fait condamner, pour la première fois en France, un laboratoire pour les effets secondaires néfastes du Requip, un médicament contre la maladie de Parkinson, l'avocat Antoine Béguin enfonce le clou dans un livre réquisitoire Sexe et addictions sur ordonnance. (source: romandie.com)

"Je ne remets pas en cause l'apport thérapeutique réel de ces médicaments mais le défaut d'information de leurs fabricants et des organes de contrôle à l'égard des patients sur ces risques de réactions," a expliqué l'auteur à l'AFP.

Son livre dénonce l'incurie des firmes pharmaceutiques, les contrôles déficients, l'immobilisme de l'Agence de sécurité sanitaire des produits de santé (AFSSAPS) et raconte la descente aux enfers de dizaines de malades de Parkinson qui l'ont contacté après le premier procès gagné par une victime du Requip, Didier Jambart.

(Sexe et addictions sur ordonnance d'Antoine Béguin, édit l'Apart, 16€)


Le combat judiciaire de cet ancien cadre dans l'armement naval avait alerté l'opinion publique sur les effets secondaires des agonistes dopaminergiques qui peuvent déclencher des troubles compulsifs, comme l'addiction aux jeux ou la frénésie sexuelle.

Didier Jambart, père de famille sans histoire, atteint de Parkinson avait vu son comportement changer radicalement, après s'être vu prescrire du Requip du laboratoire GlaxoSmithKline (GSK). Chez lui, l'enfer a pris la forme d'un besoin compulsif de jouer, de s'exhiber et de se travestir, il a dilapidé son argent, brisé sa famille, fait plusieurs tentatives de suicide. Condamné à lui verser 120.000 euros d'indemnisations, GSK a fait appel.

Délires paranoïaques, hallucinations, hypersexualité et déviances... l'avocat angevin rapporte dans son ouvrage des dizaines d'autres cas dramatiques qui ont brisé des familles, avec divorces, suicides ou agressions sexuelles sur des mineures.

C'est cette avalanche de témoignages reçus qui m'a décidé à écrire ce livre. J'ai compris que Didier J. était loin d'être un cas isolé. Des experts estiment entre 15 et 20% le nombre de patients atteints par ces effets, explique-t-il.

Selon lui, il y a eu un décalage constant entre l'état de la connaissance scientifique sur les effets secondaires des médicaments et leur prise en compte dans les notices et dans le Vidal, la bible des médecins.

Dans la droite ligne d'Irène Frachon, la pneumologue de Brest qui a réussi à lancer par un livre l'affaire du Mediator, l'avocat plaide pour la mise en place d'une véritable pharmacovigilance, désintéressée et indépendante des laboratoires.

15:26 Publié dans sexe | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : sexe, béguin, addictions

Commentaires

Il faut peut être chercher dans cette direction pour DSK :-)

Écrit par : Sexe Toys | 14/10/2011

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