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22/10/2008

L’érotisme sous toutes les latitudes… francophones

Partant du constat que tous les pays francophones avaient éprouvé le besoin de créer leurs propres mots pour évoquer les choses de l’amour, Georges Lebouc, romaniste, s’est mis en tête de recenser quelques-unes des locutions les plus savoureuses en matière d’érotisme. Il invite ainsi à un truculent (et instructif) voyage autour du monde, du Sénégal au Mali, du Québec au Congo. Quelques exemples étant plus efficaces en la matière que de longs discours, faisons un petit tour dans ce dictionnaire pas comme les autres. En nous penchant sur les faux amis, ces mots qui ne veulent pas dire la même chose pour tout le monde !
A comme… Amour. En Suisse, ce sont les dernières gouttes d’une bouteille de vin.
B comme… Bec. Au Québec comme en Suisse, c’est un bisou. Et becquer, à La Réunion, signifie s’embrasser. Becquer un thon est moins sympathique puisque, toujours à La Réunion, cela signifie trouver un conjoint en vue de faire un mariage avantageux !
C comme… Cuisse. Au Québec (encore), une femme pouvait dire autrefois qu’elle allait ouvrir les cuisses, puisqu’elle voulait dire par là qu’elle allait ouvrir les fenêtres.
D comme… Déshabiller. Aux Antilles, cela signifie injurier.
F comme… Fion. En Suisse, c’est un affront, une moquerie.
G comme… Garçon-pisse. C ’est la dame-pipi, en Côte d’Ivoire.
J comme… Joui. En Suisse, si on vous demande si vous avez bien joui, c’est qu’on veut savoir si vous avez bien dormi.
N comme… Niche. Pour les Antillais, nicher veut dire faire une fellation.
P comme… Planter le poireau. A u Québec, ça n’a rien de grivois, cela veut dire trébucher.
Q comme… Quéquette. En Suisse, c’est le plateau servant à quêter et, par prolongement, la quête elle-même !
T comme… Toutou. Au Ghana, ce sont des prostituées.
Z comme… Zizi. Aux Antilles, c’est un gésier. Donc, ça se mange !
(Source I. M.)
Infos complémentaires : Georges Lebouc, Dictionnaire érotiquede la francophonie, Racine.

08:49 Publié dans sexe | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : livre, sexe

Le sexe à la loi marchande

En colère. Elisabeth Weissman est en colère. D’ailleurs, elle l’écrit d’emblée : “Notre époque me débecte.” La raison en est simple (quoique) : l’économie libérale, outre qu’elle “creuse les inégalités” et “pollue la planète”, s’attaque désormais au dernier bastion, le plus privé de tous : le sexe. Et d’étayer son propos de nombreux exemples, parmi lesquels le supermarché du sexe, ouvert dans une zone industrielle triste de Brest, n’est pas le moins glauque.
En soumettant le sexe à la loi marchande, le libéralisme en fait un produit comme un autre”, dit-elle. “On ne s’étonnera pas alors, que cette normalisation soit à l’origine de la montée d’angoisse que les psys perçoivent dans les plaintes des patients, dès lors que les hommes constatent une baisse d’érection et les femmes une baisse du désir.
Chapitre après chapitre, la diplômée de Sciences-Po, journaliste et essayiste démontre, images à l’appui, qu’il est quasi impossible de ne pas passer pour ringard si l’on ne monte pas dans le train d’une sexualité décoincée quand elle n’est pas, bêtement – au dire de l’auteur – débridée par conformisme social. Et d’évoquer, par exemple, un échange de courrier surréaliste entre un journaliste préparant un sujet ô combien important sur “les people ne portant pas de culotte” et un avocat blogueur réputé. Le journaliste en question travaillant pour Paparanews, une émission (pour le câble) produite par Cauet…
Chienne de garde, Elisabeth Weissman ? Pas du tout. Elle plaint les hommes autant que les femmes dans ce document qui ne manque jamais d’humour. Elle dresse ainsi un catalogue – loin d’être exhaustif, évidemment – des nouvelles compagnes de jeu (des poupées, bien sûr) achetables sur le Net et que leurs concepteurs vantent avec un souci du détail confondant.
Et si le choix du sex-toy plutôt que sur l’organe humain était une métaphore d’une société où l’on préfère le virtuel au vrai, l’autonomie à la dépendance, sorte de Canada Dry de l’amour”, demande-t-elle. À méditer, non ? (Source I. M. )
Infos complémentaires: Elisabeth Weissman, La nouvelle guerre du sexe, Stock.

08:48 Publié dans sexe | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : livre