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28/10/2010

Le Bisphénol-A appauvrirait le sperme, selon une étude

Le Bisphénol-A (BPA), déjà montré du doigt pour accroître le risque de dysfonctionnement sexuel masculin et perturber le développement cérébral des foetus et nouveaux-nés, réduirait nettement la concentration et la qualité du sperme, selon une étude publiée jeudi. Le BPA est un composé chimique servant à diluer la résine de polyester pour la rendre liquide et faciliter son laminage. Il est de ce fait présent dans un grand nombre de récipients alimentaires et de boissons dont les biberons ainsi que dans les résines de scellement dentaire.
Cette recherche a été menée pendant cinq ans sur 514 ouvriers travaillant dans des usines en Chine.
Les auteurs ont constaté que ceux qui avaient les concentrations les plus élevées de BPA dans leur urine multipliaient le risque de produire un sperme de mauvaise qualité.
"Comparativement aux hommes sans trace détectable de BPA dans l'urine, ceux qui avaient les teneurs les plus élevées multipliaient par plus de trois le risque d'une concentration diminuée de leur sperme et de sa vitalité", précise le Dr De-Kun Li, un épidémiologiste de Kaiser Permanente (consortium privé américain de soins et d'assurance maladie), principal auteur de cette communication qui paraît dans la revue "Fertility and Sterility".
Il s'agirait de la première étude menée sur des humains pour évaluer le lien entre la qualité du sperme et le BPA.
Des recherches sur des animaux avaient déjà mis en évidence des effets néfastes de cette substance sur le système reproducteur des souris et des rats.

16/03/2010

Les femmes sous contraceptifs pourraient vivre plus longtemps, selon une étude

Des femmes prenant la pilule contraceptive depuis la fin des annés 60 ont vécu plus longtemps que celles qui n'avaient jamais été sous pilule, selon une nouvelle étude publiée vendredi dans le British Medical Journal (BMJ).

Des chercheurs britanniques ont étudié plus de 46.000 femmes pendant près de quatre décennies, depuis 1968, et ont comparé le nombre de décès de femmes prenant la pilule à ceux de femmes ne l'ayant jamais prise.

Dans cette étude, les femmes sous contraceptif oral le prenaient pendant près de quatre ans. Les experts ont conclu que la pilule réduisait la mortalité par cancer intestinal de 38% et de 12% pour ce qui est des autres maladies.

Les médecins ne savent pas exactement pourquoi la pilule réduitait la mortalité. Elles continuent des hormones de synthèse qui suppriment l'ovulation, ce qui pourrait jouer un rôle dans la prévention de certaines maladies.

Des études préalables avaient déjà montré que la pilule n'augmente pas la mortalité. Elle pourrait aussi protéger contre le cancer des ovaires et de l'endomètre, mais en revanche légèrement accroître les risques de cancer du sein et du col de l'utérus.

"De nombreuses femmes, notamment celles qui ont eu recours à la première génération de contraceptifs oraux il y a de nombreuses années, seront sans doute rassurées par nos résultats", a estimé Philip Hannaford de l'Université écossaise d'Aberdeen, auteur principal de l'étude.

"A long terme, les bénéfices en matière de santé de la pilule contraceptive sont plus importants que tous les risques", a renchéri pour sa part Richard Anderson, gynécologue de l'Université d'Edimbourg, qui n'a pas participé à l'étude. Il a jugé en revanche que ces résultats ne pouvaient pas être projetés sur les femmes utilisant les contraceptifs actuels, susceptibles d'entraîner des risques différents des produits antérieurs. Et le facteur risque évolue certainement en fonction de la durée sous traitement contraceptif.

Les dangers et avantages de la pilule contraceptive peuvent en outre varier considérablement d'un pays à l'autre, en fonction de la manière dont elle est utilisée, et en fonction de l'état de santé général particulier à chaque patiente, notent les auteurs de l'étude. (source: AP)

Sur le Net: http://www.bmj.com

18/08/2009

La paresse, frein aux ébats amoureux des Britanniques

"Pas ce soir..." Une étude britannique de l'organisation Nuffield Health, qui met l'accent sur les problèmes suscités par l'augmentation de l'obésité, fait apparaître que près des trois quarts des Britannique (73%) sont trop fatiguée en fin de journée pour se livrer à des rapports passionnés avec leur partenaire.

L'étude menée par des chercheurs indépendants de Nuffield Health, ONG caritative qui gère plusieurs hôpitaux au Royaume-Uni, conclut que la dépendance nationale à la télécommande, aux plats préparés et même aux achats en ligne pousse beaucoup de gens à mettre en veilleuse leurs projets de remise en forme.

"Prendre la décision de faire plus de sport est important pour tout individu, pour ses enfants et semble-t-il pour son chien", a observé le Dr Sarah Dauncey, directrice médicale de Nuffield Health. "Si nous ne prenons pas ce problème en main, toute une génération risque de devenir inapte aux tâches les plus élémentaires."

Selon elle, l'étude montre que les personnes suivies ne se sentent pas très motivées. Pour les médias britanniques, il s'agit simplement de "paresse".

Ces travaux, dont il ressort que certains Britanniques sont si paresseux qu'ils préfèrent regarder un programme de télévision détestable plutôt que de se lever et de changer de chaîne, n'ont irrité que quelques habitants de Glasgow, comme Mme Siobhan McMasters. Car la plus grande ville d'Ecosse caracole en tête du palmarès, avec 75% des personnes interrogées qui admettent ne pas réussir à faire de l'exercice trois fois par semaine.

"La vérité, c'est qu'au Royaume-Uni, la durée du travail est parmi les plus longues d'Europe", a déclaré McMasters, une mère de famille qui travaille. "Bien sûr, nous n'avons pas le temps d'aller à la gymnastique ou de jouer avec nos enfants, nous sommes surmenés."

Glasgow détient un des records de mauvaise santé du Royaume-Uni, les hommes vivant dans les quartiers les plus pauvres de la ville ayant une espérance de vie de seulement 54 ans, selon une étude du ministère de la Santé écossais menée en 2006. En comparaison, celle des Irakiens est de 67 ans. En cause, la pauvreté, une mauvaise alimentation et une forte consommation de tabac et d'alcool.

L'étude, qui porte sur 2.000 Britanniques, souligne que plus d'un tiers des personnes interrogées (36%) ne courent pas après un autobus. "Vous commencez par ne pas vouloir courir après le bus, et vous finissez par ne plus être capable de le faire", avertit Sarah Dauncey.

Un surprenant pourcentage de 64% de parents se disent par ailleurs trop fatigués pour jouer avec leurs enfants.

Pour les besoins de cette enquête, Nuffield Health a interrogé une échantillon représentatif de 2.049 adultes au cours du mois de mai. L'organisation caritative n'a pas publié de marge d'erreur.