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29/03/2010

C'est quoi la Sexomnie?

Hier, Frederic L. a été acquitté par le tribunal correctionnel de Mons de la prévention de viol sur sa fille de 4 ans le 23 juin 2008 à Mons. Le tribunal a estimé que la version du prévenu qui avait affirmé être atteint de sexomnie -somnambulisme sexuel- était corroborée par une série d'éléments probants. Frederic L., qui avait la garde de sa fille, s'était réveillé au milieu de la nuit accroupi au sol au-dessus de sa petite fille. Il jouait de son sexe qu'il maintenait dans la bouche de celle-ci. C'est l'enfant qui avait crié "papa c'est moi" qui avait réveillé son père en prononçant ces paroles.
Selon le père, il s'agissait d'un geste totalement inconscient. Atteint de sexomnie, il avait déclaré avoir effectué cet acte de pénétration sans en avoir conscience.
Les examens médicaux et les tests du sommeil ne mettaient pas en évidence un trouble de parasomnie sans pour autant l'exclure. D'après les experts, au niveau clinique, le témoignage verbal de Frederic L. par rapport à son sommeil semblait compatible.
Le tribunal a estimé que la version du prévenu, étayée par des éléments du dossier, ne semblait pas invraisemblable. Le prévenu a bénéficié de l'acquittement au bénéfice du doute.
Il semblerait que la partie civile ait l'intention de faire appel. (Belga)
C'est quoi la Sexomnie?

On pourrait décrire la sexomnie comme un phénomène de somnambulisme sexuel. Les personnes atteintes se mettent à se masturber ou à avoir les mêmes réactions physiques que lors d'un rapport : érection, lubrification vaginale, montée du désir... Petite précision pour vous rassurer : on ne nait pas sexomniaque, on le devient. C’est une affection provoquée par certaines circonstances particulières, notamment par une difficulté à gérer ou surmonter notre stress et nos fantasmes inexprimés. Donc il est possible de reprendre le contrôle de la situation : en changeant de travail, en prenant une maîtresse ou un amant... ou si vous préférez (et on vous le recommande !) en lisant ce qui suit. (Source: le journalducouple.com )

Un mal encore tabou

Etre sexomniaque n'est pas rose tous les jours. Parfois associée par erreur à la nymphomanie ou à l’érotomanie, cette maladie n'a pas d'origine médicale établie mais découlerait du stress, de la trop forte consommation d'alcool ou de drogues. La sexomnie peut être aussi le résultat de longues frustrations. Plus qu'un problème individuel, elle peut causer une incompréhension chez le partenaire, voire une peur.
En effet, le sexomniaque peut utiliser comme objet d'assouvissement la personne près de lui, sans s'en rendre compte ! Les sexomniaques peuvent avoir plusieurs rapports en une nuit sans en ressentir la fatigue, ce qui est bien sûr très différent pour le partenaire... La vie de couple s'en trouve perturbée. Il n'y a plus de partage, et l'incompréhension peut s'installer. Pour éviter que la situation n’empire, la sexomnie nécessite une prise en charge médicale dans un centre du sommeil ou par un thérapeute.
Isabelle Arnulf, neurologue au centre du sommeil de l'hôpital de la Salpêtrière à Paris, nous éclaire :"La sexomnie est une maladie réelle identifiée il y a une vingtaine d'années, qui peut entraîner un vrai malaise psychologique chez les patients. Elle diffère du somnambulisme par un réveil plus brutal et comporte des activités motrices réduites. Mais comme le somnambulisme, le malade dispose d'une forme de conscience onirique", précise-t-elle. Si vous êtes sexomniaque, ne vous considérez pas non plus comme un monstre, vous êtes seulement quelqu'un de plus érotisé que la moyenne, ou plus sensible : "A travers le subconscient resurgissent des évènements mal vécus de la journée ou des problèmes personnels refoulés", explique le docteur Arnulf.

Pour beaucoup de sexomniaques, ce problème psychosomatique s'est révélé au fil d'échecs sentimentaux plus ou moins répétés. C'est seulement au prix d'une thérapie ciblée que les personnes atteintes arrivent à se départir du problème et surtout à rassurer leur conjoint. Stéphane, 24 ans et sexomniaque, déclare l’annoncer toujours au préalable à ses partenaires, suite à de nombreuses ruptures dues à ce phénomène, mais aussi pour en finir avec le célibat. "Après la surprise vient le moment de l'adaptation ; même en étant suivi médicalement, je ne garantis rien alors, si jamais un «incident» arrive durant la nuit... ça passe ou ça casse, constate-t-il. Il faut me prendre tel que je suis, j'ai longtemps évité les rencontres à cause de ce problème."
Pour les femmes aussi, ce trouble peut s'avérer gênant : certes, leurs partenaires peuvent trouver d’abord un «attrait» à se faire réveiller en pleine nuit par une compagne endormie, mais ils peuvent s'en effrayer par la suite. Etre insatiable de façon répétée chaque nuit peut comporter des avantages, mais pour le partenaire, quoi de plus vexant que d’avoir le sentiment d’être « utilisé » et de se réveiller au côté d'un(e) amnésique?
Certaines femmes dont le partenaire est sexomniaque peuvent mal vivre la situation, mais n'osent pas forcément recourir à un spécialiste. Chantal, 42 ans, avoue ne pas pouvoir forcer son mari à suivre une thérapie:"Il ne me parle pas de sa vie sexuelle alors il ne le fera sûrement pas devant un tiers. Je souffre surtout du manque de tendresse lorsqu'il agit en dormant. Il me parle crûment, m'empoigne violemment... j'ai été jusqu'à le gifler pour le réveiller". Une situation dont son conjoint n'a plus aucun souvenir le lendemain : "Il s'excuse et me dit qu'il ne se rappelle de rien, je ne peux pas lui en vouloir", conclut Chantal.

Comment se soigner

Si les accès de sexomnie sont occasionnels, c'est plutôt inoffensif mais s’ils deviennent réguliers, il vaut mieux consulter.
Il existe plusieurs moyens de mettre un terme à cette maladie. N'essayez pas de solutionner votre sexomnie ou celle de votre conjoint seul(e). Il est indispensable d'en parler à un spécialiste. Tournez-vous vers des centres adaptés comme le Centre du Sommeil et de la Vigilance de l'Hôtel Dieu de Paris, vous ferez l'objet d'une étude spécialisée. Plusieurs mois peuvent néanmoins s'écouler entre la prise de contact et la consultation en elle-même, alors armez-vous de patience, et surtout dialoguez avec votre partenaire… Se lier les mains ou s'assommer de somnifères n'est pas très indiqué ! Il est préférable de parler de vos soucis, de vos sources de stress, de vos inquiétudes, des fantasmes ou envies que vous n’avez pas osé exprimer jusqu’ici : c’est déjà un premier pas vers la résolution de ce problème, en attendant d’avoir l’avis d’un spécialiste. Un site avec de nombreuses adresses de cliniques en France vous permettra de trouver l'aide qui vous correspond: www.e-sommeil.com. "Lorsque l'on est en couple il est important de ne pas considérer la sexomnie comme une perversion, rapporte Isabelle Arnulf. Il faut soutenir son conjoint et chercher avec lui des issues. Par exemple l'hypnose ou l'acupuncture peuvent à terme apporter la relaxation. Mais ce n'est qu'une solution temporaire car le stress est un facteur important, certes, mais ce n'est que la partie émergé de l'iceberg".
Attention, les traitements contre les désordres du sommeil, comme les tranquillisants, ou contre la dépression comme le Valium, accentuent le risque de sexomnie. Le meilleur recours est vraiment de vous tourner vers un psychologue pour vous aider à mettre un terme aux tracas du quotidien, aux idées refoulées ou au stress. (Source: le journalducouple.com )

18:55 Publié dans sexe | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : sexomnie